Quand Fès City fait de l’événement sportif une leçon de citoyenneté

Quand Fès City fait de l’événement sportif une leçon de citoyenneté

Hicham TOUATI 

À l’heure où le Maroc vibrait au tempo de la Coupe d’Afrique des nations 2025, un établissement scolaire de la capitale spirituelle a choisi de transformer l’événement continental en expérience éducative totale. Au Groupe scolaire Fès City, le football n’a pas seulement été célébré : il a été pensé, débattu et transmis comme une valeur, une mémoire et un horizon commun.

Du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, alors que le Royaume accueillait la Coupe d’Afrique des nations, le Groupe scolaire Fès City a fait le choix d’inscrire l’événement au cœur même de son projet pédagogique. Ateliers éducatifs, animations sportives, projets de classe, actions du Club Presse : la CAN 2025 n’a pas été vécue en marge des salles de cours, mais intégrée comme un temps fort de formation citoyenne et intellectuelle. À Fès City, l’établissement scolaire s’est fait tribune, laboratoire et agora.

C’est dans ce contexte, et dans l’élan suscité par la victoire du Maroc face au Nigéria en demi-finale, que ce groupe scolaire a repris son cycle des « parcours inspirants ». Le vendredi 15 janvier 2026, la salle de conférences du lycée, comble, accueillait une rencontre singulière : une conférence animée de bout en bout par les élèves journalistes du lycée, en présence de l’invité d’honneur Abdesslam Bounou, ancien attaquant emblématique du Maghreb Association Sportive de Fès, le directeur de l’établissement et une journaliste d’une radio locale.

Le cadre était scolaire, l’exigence professionnelle. Les questions, précises et documentées. Les échanges, empreints de respect et de profondeur. « Ce qui m’a marqué, ce n’est pas seulement le parcours sportif de l’invité, mais sa manière de parler d’effort, de patience et d’échecs », confie B. Y., élève journaliste. « On a compris que la réussite ne se résume pas aux trophées, mais à la constance et à l’éthique. » Pour (G.B.), cette rencontre a pris une dimension plus intime : « En tant que jeunes, on a besoin de figures proches de notre histoire. Abdesslam Bounou a parlé du MAS, de Fès, de ses débuts. Cela nous a donné confiance en nos propres rêves. » Quant à (M.L.), elle souligne la portée pédagogique de l’exercice : « Préparer cette conférence nous a appris à chercher l’information, à formuler des questions pertinentes et à écouter. C’est du journalisme, mais aussi de la citoyenneté. »

Cet engagement n’est pas un épisode isolé. Le Groupe scolaire Fès City s’est forgé, au fil des années, une réputation solide parmi les établissements privés de qualité de la capitale spirituelle. Porté par un staff administratif et pédagogique reconnu pour sa compétence et sa stabilité, l’établissement défend une vision exigeante de l’enseignement, fondée sur le trilinguisme, l’ouverture internationale et la richesse des activités parascolaires. Ses conventions de partenariat avec des établissements européens, tout comme ses voyages d’immersion linguistique à l’étranger, témoignent d’une volonté constante d’élargir les horizons de ses élèves.

Mais Fès City ne se contente pas de former des profils académiques performants. L’établissement revendique un rôle citoyen pleinement assumé. Lors du séisme qui a frappé la région d’Al Haouz, il a été à l’initiative d’un marathon solidaire destiné à collecter des dons pour les sinistrés. L’événement, qui a mobilisé élèves, enseignants, familles et habitants de la ville, a connu un succès retentissant, inscrivant l’école dans une dynamique collective dépassant largement ses murs.

Avec la CAN 2025, cette même logique s’est prolongée. À travers le sport, Fès City a rappelé que l’école peut ,et doit être au cœur des grands moments nationaux, non comme spectatrice, mais comme actrice éclairée. La conférence animée par les élèves journalistes en a été l’illustration la plus aboutie : un espace de transmission intergénérationnelle, où le vécu d’un ancien joueur a rencontré la curiosité et l’exigence d’une jeunesse formée à penser et à questionner.

Dans une époque où l’on s’interroge sur le sens de l’éducation et sur la place de l’école dans la cité, l’expérience de Fès City offre une réponse discrète mais ferme : enseigner, ce n’est pas seulement dispenser des cours, c’est former des consciences capables de dialoguer avec le monde. Et à Fès, au rythme du football africain, cette conviction a trouvé un écho singulièrement juste.