Affaire Ahmed Sayar : entre médiation de la directrice de l’AREF et suivi du ministre de l’Éducation nationale

Affaire Ahmed Sayar : entre médiation de la directrice de l’AREF et suivi du ministre de l’Éducation nationale

Hicham TOUATI 

Suspendu depuis plusieurs mois et confronté aux répercussions sociales et familiales de sa situation administrative, l’enseignant Ahmed Sayar a mis fin à son sit-in devant le siège de l’AREF de Tanger-Tétouan-Al Hoceima après un échange avec la directrice de l’Académie. Entre médiation institutionnelle, reprise du dialogue et annonce d’un suivi personnel du dossier médical de son fils Rami par le ministre de l’Éducation nationale, l’affaire connaît un tournant marqué par l’apaisement et l’espoir d’une issue concrète.

Au centre de cette évolution, l’intervention de la directrice de l’Académie semble avoir permis de déplacer le dossier du terrain de la crispation vers celui de l’écoute et de la recherche d’une solution. Selon Ahmed Sayar, cette rencontre a ouvert deux perspectives concrètes : l’accélération du traitement de sa situation professionnelle après les suites du conseil disciplinaire, et surtout la prise en charge du dossier médical de son fils Rami, dont l’état de santé avait été affecté par l’interruption de la couverture sociale familiale.

Dans sa déclaration, l’enseignant a exprimé sa reconnaissance à la directrice de l’AREF, soulignant qu’elle avait œuvré à « dénouer » le dossier. Il a également indiqué que le ministre de l’éducation nationale suivrait personnellement le dossier médical de son enfant, une annonce qu’il a accueillie comme une étape forte et rassurante. La directrice lui aurait, dans le même esprit, demandé d’adresser une requête au ministre afin d’accélérer les procédures relatives à sa situation administrative et au versement de son salaire.

Les premiers effets de ce dialogue n’ont pas tardé à apparaître, selon une seconde déclaration de l’enseignant. Ahmed Sayar a affirmé que des démarches effectives avaient été engagées pour assurer la continuité des soins de son fils, avec un contact pris avec le médecin qui le suit dans une clinique de Casablanca. Il a précisé avoir choisi de maintenir le suivi médical de Rami auprès de ce praticien, par souci de stabilité et de continuité thérapeutique.

Sans effacer les aspects administratifs encore en cours, cette évolution marque un apaisement réel dans l’affaire Ahmed Sayar. L’intervention de la directrice de l’AREF a permis de rouvrir le dialogue, de replacer l’humain au cœur du dossier et d’engager des démarches concrètes autour de la situation médicale de Rami. Le suivi annoncé par le ministre de l’Éducation nationale donne à cette affaire une portée particulière : celle d’une institution capable d’entendre la détresse, d’agir avec responsabilité et de chercher, dans le respect des procédures, une issue juste et digne.

Voici le lien de la déclaration du professeur

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