À Fès, sous le regard d’Universitatv, l’USMBA et l’Institut français consolident une alliance stratégique au service des étudiants et du rayonnement culturel
Hicham TOUATI
À l’Université Sidi Mohamed Ben Abdallah de Fès, la coopération franco-marocaine s’est donnée à voir et à entendre, portée et relayée avec professionnalisme par Universitatv, fidèle partenaire médiatique de l’institution depuis 2021. Réunis dans une salle de conférences comble à l’ENSA, responsables universitaires, représentants diplomatiques, étudiants et acteurs culturels ont incarné une vision partagée : faire de la langue, de la mobilité internationale et de la culture des leviers d’émancipation et de réussite. À travers cette rencontre de haut niveau, l’USMBA et l’Institut français de Fès ont réaffirmé leur volonté d’inscrire leur partenariat dans une dynamique concrète, avec des actions immédiatement perceptibles pour les étudiants, parmi lesquelles des tests de positionnement en français proposés gratuitement, des formations certifiantes et de nouvelles perspectives d’échanges académiques, scientifiques et artistiques.
À Fès, certaines rencontres dépassent le simple cadre protocolaire pour prendre la dimension d’un signal fort. Celle qui s’est tenue à l’École nationale des sciences appliquées, dans une salle pleine à craquer, appartient à cette catégorie. Tout, dans l’atmosphère comme dans les discours, indiquait que l’heure n’était plus seulement à l’évocation des intentions, mais bien à la mise en œuvre d’un partenariat structurant entre l’Université Sidi Mohamed Ben Abdallah et l’Institut français de Fès, sous le regard attentif d’étudiants venus nombreux mesurer, de près, les promesses de cette coopération.
Au micro d’Universitatv, média universitaire professionnel qui accompagne les couvertures médiatiques de l’USMBA depuis 2021 avec constance et professionnalisme, le président de l’université, le Professeur Mustapha IJJAALI, a donné à cette rencontre toute sa portée institutionnelle. Il a expliqué que cette journée s’inscrivait dans le cadre d’une coopération déjà engagée entre l’USMBA et l’Institut français de Fès, et qu’elle avait précisément pour objet de retracer les grandes lignes de ce partenariat tout en ouvrant de nouvelles perspectives d’action. Autour de la table, a-t-il souligné, toutes les composantes de l’USMBA étaient représentées, aux côtés de Mme la Consule Générale de France, également directrice de l’Institut français de Fès, signe d’une volonté commune d’ancrer cette relation dans une dynamique globale et cohérente.
Le président de l’USMBA n’a pas caché l’ambition de cette démarche. « C’est une occasion de voir les possibilités d’échange concernant plusieurs volets », a-t-il déclaré, avant d’énumérer les axes prioritaires de cette coopération : la mobilité des étudiants, celle des enseignants, l’échange de compétences linguistiques, l’organisation d’événements communs et le développement d’animations culturelles, scientifiques et artistiques. En d’autres termes, il ne s’agit pas d’une collaboration réduite à un seul registre académique, mais bien d’un partenariat transversal, pensé comme un dispositif d’ouverture intellectuelle, de circulation des savoirs et de rayonnement partagé.
Dans son propos, le Professeur Mustapha IJJAALI a également insisté sur le fait qu’un plan d’action avait déjà été convenu lors d’une précédente réunion et que la rencontre de ce jour en constituait une phase de concrétisation. Cette précision n’est pas anodine. Elle signifie que la coopération entre l’USMBA et l’Institut français de Fès ne relève ni du symbole ni de l’effet d’annonce. Elle s’inscrit dans une logique d’exécution, avec des actions immédiatement perceptibles pour la communauté universitaire. Parmi elles figurent notamment des formations certifiantes, des entretiens d’information, ainsi que des dispositifs d’accompagnement destinés à mieux préparer les étudiants à leur parcours académique et professionnel. Dans cette même logique de démocratisation des opportunités, les étudiants de l’USMBA bénéficieront gratuitement de tests de positionnement en français, mesure à forte valeur ajoutée à l’heure où la maîtrise linguistique demeure un atout décisif dans l’enseignement supérieur et sur le marché de l’emploi.
Le président de l’université a aussi ouvert des perspectives particulièrement stimulantes en évoquant l’organisation future d’expositions au sein du musée de la science, ainsi que d’autres projets à portée culturelle, artistique et scientifique pour la ville de Fès. Cette orientation mérite d’être soulignée. Elle traduit une conception exigeante de l’université, non pas enfermée dans ses murs, mais déployée dans la cité, en dialogue avec les institutions culturelles et diplomatiques, au service d’un écosystème plus large où le savoir rencontre la création, et où la coopération internationale nourrit la vitalité territoriale.
Le propos du président de l’USMBA a, par ailleurs, replacé cette rencontre dans un horizon plus vaste, celui de la coopération maroco-française dans l’enseignement supérieur et la recherche. Rappelant les nombreuses actions déjà concrétisées par l’université, il a mis en avant des financements de projets, des partenariats bilatéraux et multilatéraux, des cotutelles de thèses, ainsi qu’une politique de codiplomation particulièrement avancée. « Nous avons 10 projets de double diplomation, nous avons 45 projets financés dans ce cadre », a-t-il précisé, avant de rappeler que l’USMBA coopère avec presque la majorité des universités françaises intervenant dans des domaines communs ou complémentaires. Cette mise en perspective donne à la rencontre avec l’Institut français de Fès une résonance particulière : elle apparaît non comme un épisode isolé, mais comme une pièce essentielle d’une architecture de coopération déjà dense, que l’université entend désormais consolider davantage.
Face à cette parole universitaire structurée, la déclaration de Carine Foeller Viallon, Consule Générale de France et directrice de l’Institut français à Fès, est venue apporter une clarté remarquable sur les finalités humaines de ce partenariat. Au micro d’Universitatv, elle a résumé la philosophie de cette journée autour de « trois priorités » : la réussite des étudiants, la mobilité internationale et la culture. En quelques mots, tout était dit. La diplomatie culturelle française, à Fès, ne se présente pas comme un simple accompagnement périphérique de l’université ; elle se veut un levier engagé au cœur de la trajectoire étudiante.
Mme Carine Foeller Viallon a d’abord placé la réussite des étudiants au sommet des préoccupations partagées. Dans un propos limpide, elle a rappelé que le français constitue « un élément structurant dans un parcours de vie, dans un parcours professionnel », avant d’ajouter qu’il est aussi « un levier d’accessibilité à la vie professionnelle ». Ce choix lexical n’a rien d’accessoire. Il montre que la langue est ici envisagée non comme un simple outil académique, mais comme une compétence d’insertion, d’élévation sociale et d’ouverture. Dès lors, la gratuité des tests de positionnement en français offerts aux étudiants de l’USMBA prend toute sa signification : elle s’inscrit dans une politique d’accompagnement concret, soucieuse de réduire les obstacles et de renforcer l’égalité des chances.
La deuxième priorité énoncée par la Consule Générale concerne la mobilité internationale. Là encore, le message fut direct, précis et orienté vers l’avenir. Campus France, a-t-elle rappelé, était présent pour informer sur les parcours professionnels à l’étranger et les possibilités de mobilité étudiante. À travers cette présence, c’est toute une ingénierie de l’ouverture internationale qui se met à la portée des étudiants : information, orientation, projection, accompagnement. Dans une université qui affirme déjà son ancrage international, cette articulation entre stratégie institutionnelle et information de terrain renforce la crédibilité du partenariat.
La troisième priorité, enfin, touche à la culture, que Carine Foeller Viallon a définie avec une justesse particulièrement inspirante. L’université, a-t-elle expliqué, est certes un lieu de transmission des savoirs, « mais c’est aussi bien plus que ça » : elle contribue à construire un être humain et sa vie future. Cette conviction rejoint profondément l’esprit même de la coopération esquissée ce jour-là. L’Institut français, acteur engagé de la culture à Fès, dans le Royaume et à travers le réseau de l’Institut français du Maroc et de ses douze antennes, entend ainsi mettre ses ressources, son expertise et sa programmation au service d’une jeunesse universitaire appelée à devenir non seulement compétente, mais pleinement cultivée, curieuse et consciente des enjeux du monde.
L’image de cette salle comble à l’ENSA résume à elle seule la pertinence de l’événement. Elle dit l’attente des étudiants, leur désir d’horizon, leur intérêt pour les opportunités offertes par la coopération universitaire et culturelle. Elle dit aussi la force d’un partenariat lorsque celui-ci descend du registre institutionnel vers les préoccupations concrètes des jeunes. À cet égard, la phrase adressée par la Consule Générale aux étudiants résonne comme un engagement : « nous sommes avec vous pour construire l’avenir ». Rarement formule diplomatique aura semblé, dans un tel contexte, aussi incarnée.
Cette rencontre aura donc mis en lumière une coopération d’une rare densité, fondée sur la complémentarité des missions, la convergence des visions et l’attention portée aux besoins réels des étudiants. L’USMBA y apparaît comme une université pleinement engagée dans l’internationalisation de ses formations et de ses partenariats. L’Institut français de Fès, quant à lui, y affirme son rôle de passerelle vivante entre langue, culture, mobilité et diplomatie du savoir. Entre les deux institutions, c’est une même conviction qui s’impose : former un étudiant, aujourd’hui, c’est lui donner des compétences, bien sûr, mais aussi une langue, une culture, une mobilité possible et la capacité de se projeter dans le monde.
À Fès, cette journée n’a pas seulement confirmé l’excellence d’un dialogue franco-marocain déjà fécond ; elle a surtout montré que lorsque l’université, l’action diplomatique et la culture avancent de concert, elles peuvent produire bien davantage qu’un partenariat. Elles peuvent ouvrir un chemin.
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